miss ici pis...'s profilela chieuse en chanteusePhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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la chieuse en chanteuseou ceci n'est pas un site de rencontre... pourvu que personne ne parle pour ne rien dire...Nos bourreaux sont souvent les personnes que nous aimons le plus. Alors ils nous torturent et nous tuent froidement, aspirent le contenu de nos veines nous laissant exsangues, sans que ce soit décision de justice, légitimés à l'absurde, semble t-il, par l'amour que nous leur portons. chut je dorsLes fins d’années sont souvent la scène de bilans, comptables, affectifs, de prises de résolutions et autres réflexions et je ne coupe pas à ce devoir, comme beaucoup je me questionne, je pose et je compte pour réparer les jours passés et préparer ceux qui viennent à me ressembler davantage. J’aurais appris par la force des choses qu’il n’est pas utile d’aimer à tout prix, qu’il ne faut pas aimer trop, qu’on ne comble rien ainsi, qu’on ne comble rien d’ailleurs de nos abîmes dans ce qu’on prend aux autres, qu’il ne faut pas avoir peur du vide, que trop souvent on finit par reprocher aux autres d’être exactement ce qu’on voulait qu’ils soient, que finalement on a toujours quelque chose, à reprocher à quelqu’un, qui nous empêche de vivre. J’ai fini d’être la personne la plus drôle de la terre, je ne suis ni la bonne compagne ni la meilleure amie qui soit. Je n’ai pas de souffrance à le constater, c’est que ça pesait lourd de vouloir exceller sans jamais y parvenir. J’ai à vous dire que je vous ai trompés, mais je ne l’ai jamais fait sciemment, je me trompais aussi. Je dois demander pardon à celui à qui je reproche de ne pas savoir se conduire en homme, de ne pas avoir su accepter qu’il ne soit que l’enfant que j’avais envie qu’il soit. Mes références masculines, celles qui ont abîmé mon enfance sont si laides, si violentes, que je croyais ne devoir aimer que des adolescents attardés. Forcée de constater, et je vous jure qu’il était temps, que j’étais dans l’erreur, je dois aussi demander pardon à ceux que j’ai blessés par maladresse, incapable que je suis de pouvoir différencier force, solidité et violence, en répondant certainement sur un ton qui était inapproprié. En cette fin d’année, je n’ai pas de reproche à formuler, je n’ai pas d’amertume, je n’ai pas d’envie non plus hormis celle de me familiariser avec moi, pas vraiment différente de celle que j’étais, pas vraiment la même cependant. Je dois dire à ma chère Mam que je suis sur le point d’être apaisée, que je ne lui reproche rien de rien, que je voudrais par contre qu’elle accepte d’entendre ce que j’ai à lui dire, ne trouvant pas d’autre endroit où poser les blessures d’hier qu’à l’endroit où elles trouvent leur source, parce qu’elle est ma mère et que je n’aurais de meilleure confidente. Et parce que je vais enfin poser mes maux où ils doivent l’être, je ne trouve plus utile de le faire ici, à mots tus ou demis mots. Je voulais produire un mode d’emploi pour que l’on me comprenne, mais à tant vouloir le rédiger sans y parvenir je me suis rendue compte qu’il ne m’importait pas que vous me compreniez. Qu’il m’importait juste de comprendre et à le faire tout devenait limpide. Je me cherchais en cet espace, à tort, exister mal c’est comme ne pas exister… C’est la fin de mes pages d’écriture qu’il faudra effacer, hier est derrière et je vis aujourd’hui, sans extraordinaire, calmement, apprivoisant le vide et le silence, sachant m’en satisfaire plutôt que de m’en contenter. Il n’y a rien d’effrayant à n’aimer personne aujourd’hui quand on n’envisage pas de ne plus jamais aimer… et le vide n’est qu’une illusion, comme le silence qui n’est jamais vraiment profond… Il suffit que j’ouvre ma fenêtre pour qu’explose le bruit de la rue, que j’écoute le souffle de Coline quand elle dort, le chien qui respire fort, je sais bien que des gens vivent autour de moi et cela me plait, bien qu’il n’y ait rien qui m’attache, ni personne. Je suis un peu absente, et disparaître du monde un instant de repos ne me fait pas mal… Au contraire. Puisque je sais qu’il vient parfois me lire je voudrais remercier Denis pour le chemin qu’il m’a aidée à parcourir. Je lui dois mon besoin de comprendre, mon besoin de me battre, mon besoin de grandir, mon envie d’être meilleure… Si je devais formuler un regret ce serait celui de ne pas avoir su discerner sa bienveillance, il me manque. Je vous souhaite une bonne route.
con ce tas...Presque une année qui vient de s’écouler et …
• j’ai eu deux emplois, sous payés tous les deux. • j’ai eu un jules mais j’aurais mieux fait de me casser une jambe, ou les deux… • Coline ne fume pas. Je n’ai pas arrêté. • le chien est mort au moins une fois tous les jours, parfois deux. Jusqu’à présent il ressucite. • Don Quichotte est mort une fois mais il n’est pas ressucité. Ses enfants non plus. • Le Parti Socialiste est mort une fois pour toute, coupé en deux et peu importe dans quel sens et qui a gagné pour lui faire du bouche à bouche… • un de mes voisins est une pute. N’essayez pas de corriger, c’est bien accordé. • La citoyenneté ne paye pas, enfin, ne me paye pas... Je me suis faite verbaliser en vélo, ils étaient 5 flics dont 3 armés de mitraillettes. Je roulais sur le trottoir à au moins deux km/heure. • l’Utérus, ce n’est pas comme les végétations, ça ne repousse pas. Je ne suis donc pas enceinte. Ce n’est pas grave, il parait que les gens qui ont des ronds (dixit Madonna) vont chercher des mômes en Afrique ou sur internet sous prétexte de modernité. D’où l’intérêt de se battre pour un meilleur pouvoir d’achat, pour qu’on ne fasse plus nos mômes mais pour qu’on les achète. Le prochain, je voudrais qu’il fasse le ménage… • Je n’ai toujours pas retrouvé ma brosse à cheveux. • Certains de mes voisins sont tour à tour noirs ou jaunes, même gris des fois, il peuvent aussi être très très cons… sauf con ne fait pas tant de foin comme aux United States. • le dernier Woody Allen était à chier. D’ailleurs j’ai chopé au moins deux gastros. Et j’ai découvert Séraphine Louis. • Un ami de moi dit que le monde ne va pas si mal. • Un ami de moi, le même, dit qu’il a entendu quelque part que 70% des français sont satisfaits de leur condition. soit je connais Un homme qui représente 70% d’une population à lui tout seul. Je me dis seulement que 30% de pas satisfaits, je comprends que ça fasse si peu de bruit dans la rue, soit l'ami de moi est sourd, soit il n’a pas bien compris… soit il regarde TF1… • Je n’ai pas couché avec Carla Bruni. Ne rajoutez pas mon nom en bas d'une liste... • j’ai commencé une psychotérapie. • j'ai enfin su révéler toute l'animalité qu'il y a en moi. j'ai acheté des chaussures de fille et du haut des 10 cm de talons j'ai le vertige et je marche comme un canard. • Le Bacardi fait mal au crâne. • L'homme saoul croit qu'il a des pieds à la place des couilles... puisque c'est dans son slip qu'on retrouve ses chaussures. de là à dire que l'homme saoul n'a pas de couilles... c'est exagéré, non? j'aime bon ou l'amour ne meurt jamais...l'amour ne meurt jamais. on peut croire tout ce que nos colères nous dictent, on peut le croire dur et fort, on mesure la justesse de notre sentiment, au mal que l'on a encore longtemps après que l'on ait dit que tout avait été consommé jusqu'à épuisement...
l'album de la comtesse...vous avez surement vécus de ces jours vides et longs, dont on dit qu'on ne voit pas la fin tellement ils sont longs de tout ce vide ou vides de tout ce long...
vous avez surement vécu de ces jours pleins, où tout arrive en surprises, où on se met à faire des pâtes à l'ail plutôt qu'une pizza surgelée, où on boit du crozes hermitage plutôt que l'eau du robinet, où on découvre d'autres musique plutôt que de regarder le film à la télé...
on croit que c'est un mal que de s'attacher.
c'est parfois suicidaire de ne pas respirer...
qui peut refuser un bol d'air?
même si c'est comme ça que commence le bordel... free hugs 2ème édition...ça faisait longtemps que je n'avais pas eu aussi mal, autant de mal. il semble toujours facile de m'écraser, de m'anéantir, parfois si fort, si loin que j'en oublie ce "non" que l'ogre m'avait donné, je baisse les bras, un peu lasse de toujours batailler.
rendre toute l'horreur reçue en douceur, ne pas la rendre doucement, mais la rendre transformée en douceur... ce n'est pas si aisé, est-ce même possible?
malgré, je m'y essaye dans ces gestes sans autre conséquence que de m'être procuré un moment de chaleur. de cette chaleur qui endort... free hugs...Je me souviens avoir écrit un billet là dessus, il y a un bail... j'avais envie d'essayer. faire ces gestes désintéressés qui n'ont d'autre sens que celui de partager quelque chose qui n'a aucune valeur marchande, qui soit bon, juste bon. je l'ai fait! je suis allée sur le marché de Saint Aubin, où je ne connais personne, avec mon placard punaisé sur ma poitrine et j'ai donné au moins 100 câlins, aux grands, aux gros, aux jeunes, aux vieux, de tous âges, de toutes les couleurs et de tous sexes. certains ont ri aux éclats comme des rires de chatouilles, d'autres n'ont fait aucun bruit, juste ils sont restés accrochés à mes bras un moment, d'autres ont parlé de bonheur, de soleil, d'autres ont refusé, d'autres sont passés vite et d'autres sont restés. je suis rentrée sans numéro de téléphone à ajouter à mon répertoire et personne n'a touché mes fesses! oui, je l'ai fait et j'ai aimé le faire. y'a juste cette discussion vaine et imbécile autour du choix de l'appellation de ce geste si simple. certains ont trouvé que câlin avait une connation sexuelle (comme quoi, on ne pense qu'à ça!), certains autres ont trouvé que gratuit ça rappelait trop la notion d'argent (et à ça aussi...), certains ont proposé embrassades offertes (ouais mais moi je trouve qu'embrassade ça ressemble trop à soubressade et que je ne suis pas une charcutière en train de vendre une saucisse espagnole!) et que pendant qu'on discute et qu'on dispute, il y a rien dans nos bras que le vide qu'on se crée, sidéral comme le temps que l'on perd, l'insupportable vide... je continuerai d'offrir des câlins gratuits, un plaisir éphémère peut être qui n'aura pas toute la dimension escomptée comme certains disent, mais je ne suis pas comptable et je m'en fous de ce que les gens disent. comme d'habitude, je m'en fous.
SEL...(sourire en ligne)branle bas de combat au nouveau travail de moi et je n'ai rien à voir là dedans!
figurez vous que le monstre qui a communiqué les coordonnées de rachida dati (pauvre peuchère qui a reçu des menaces) travaille là où je travaille! les flics ont vite trouvé d'où venait la fuite, ils sont trop bons quand même! par contre, moi, je crois que je vais chercher longtemps qui a fracturé la porte de ma cave et mis sans dessus dessous la vieille caisse des chats!
sont facétieux tout de même les toulousains!
je souris... moyen âgeun village à l'heure du moyen age et des rues remplies de gueux, de soldats en armures, de chevaux solides et fiers à l'odeur puissante, de femmes en robes longues aux longs cheveux voilés, une lépreuse agitant une crécelle, une sorcière secouant un baton à plumes, des manants, des bourgeois, de nobles chevaliers et leurs nobles épouses, un village aux allures de cour des miracles, sous le soleil battant, sous le soleil couchant. Une débauche d'odeurs de ripailles et d'épices, de pâtés aux oignons confits, de joues de porc cuites dans l'hypocrasse, de crêmes brûlées et assiettes de charcutaille, de rôts et cochons cuisinés à la broche, débauche de couleurs et de bruits, de musiques légères et de chants grivois, les voix sont grasses et avinées... un village qui revit un moment de l'histoire, retrouvant le chemin des échoppes et des tavernes devant lesquelles reposent épées et boucliers, masses et autres armes de fer martelé. et dans la multitude multicolore fleurit une petite fée, un diablotin, un ange, je ne saurais le dire. sa peau est noire et ses cheveux aussi, longs et bouclés. ses petits pieds dansent tout le temps, ses yeux sont deux petites billes sombres et quelle lumière pourtant dans ses regards, quelle lumière dans sa voix. Une charmeuse, amuseuse, une petite jongleuse de 8 ans et demi dans cette foule bigarrée que je surveille de crainte qu'un fou, un vrai, ne vienne abimer ce joyau de candeur, confiant, abandonné. un village enchanteur juste le temps de quelques heures, aux rues déambulées, aux terrasses attablées, un voyage hors du temps qui me laisse enchantée. en berne...ce n'est pas que je n'ai rien à dire, mais plutôt que je ne sais plus comment dire. l'expérience montre que ma manière de m'exprimer heurte presqu'à coup sur les sensibilités. je parle pourtant à voix douce mais il semblerait que je ne sache dire que des choses violentes, moi je dirais incomprises... mais même à voix douce ça ne passe pas ou mal, m'obligeant à me taire.
mais si je tais mes colères, je tais aussi les rires et les élans, si je tais mes peurs et mes révoltes, mes avis qui divergent, mes opinions, mes impressions, je tais aussi mes tendresses, mes plaisirs, mes envies, je me tais toute entière parce que je ne suis jamais uniformément bonne ou mauvaise, calme ou furieuse, blanche ou noire, je suis comme vous, pleine de contradictions, de paradoxes, d'émotions qui se frottent et je ne peux me résoudre à ne montrer que cette face lisse et souriante que tous agréent, ne vous dire que les choses qui vous amusent, parce que ce ne sera jamais que moi partiellement, privée de mon côté obscur, jamais moi tout à fait. et quand je suis lisse, vous l'êtes aussi et je ne sais rien faire des bavardages compassés.
ce petit mot dans un souci d'honnêteté, peut être... qui ne répond à aucune envie de plaire, pas plus que d'envie de déplaire. je tâcherai sans doute de rédiger un mode d'emploi pour que nos discussions soient utiles à défaut d'être faciles, pour reprendre le chemin de cet espace que je déserte et où j'ai aimé longtemps me retrouver. bulletin...je vais bien! c'est concis, ce n'est pas polémique et ça veut tout dire... ou ça ne veut rien dire du tout, allez savoir.
chieuse, pseudo jamais usurpé!!!
à point...putain de bordel à queues!
je suis cuite!!!
achetez vous des lunettes, parce que sur macintosh j'ai pas trouvé comment changer la police...
blonde aussi... j'oublie tout...je n'avais pas eu de vacances depuis celles où j'ai fait vers vous mon premier voyage...
pour oublier mon chagrin d'avoir déserté la maison des vieux et surtout pour embrasser les miens qui me manquaient si fort, j'ai repris la route du sud est pour une semaine de repos et pour tenter de choper un teint de caramel au lait sans agresser ma peau que je n'expose jamais. coline est là qui m'accompagne ainsi que le chien qui pète et un tube de biafine. il ne m'arrive rien dans cette multitude de vacanciers, dans le calme des jours qui passent, que le bonheur d'avoir serré mon fils contre moi, d'avoir ri avec lui, d'avoir fait la nounou de mes petits enfants, rien de plus que ça, mais avais je besoin d'autre chose... il est bon de ne rien faire, bon de ne pas trop penser, bon de se laisser porter par l'eau, le silence ou le bruit des vagues, bon d'oublier le monde (bien que je me sois un peu réjouie de la libération d'ingrid B. je l'avoue, tout en trouvant quand même que ça puait un peu l'arnaque cette libération inopinée...). il est bon de ne rien faire, bon de ne pas trop penser...
puis je rentrerai...
BUUUUUUTTTTTTTTTT!!!!!!!je vais pas vous faire ma coline qui capte les grillons en matière de rugby, ni la roseline bachelot qui a serré la louche des beaux joueurs avec un putain de sourire libidineux.
par contre je vais faire ma chauvine et soutenir le stade toulousain...
j'ai acheté un demi litre de bière, mis une culotte noire, un haut rouge, posé sur la table basse les clopes, le cendrier et un vieux bout de fromage. je suis prête. le coup d'envoi vient d'être donné.
allez le stade!!! rêve de moto, moto de rêve...je vous avais dit que j'essayerai une harley, voilà, c'est fait.
sont cools ces américains, tu leur donnes un permis, une pièce d'identité, un chèque en bois et tu pars avec une superbe moto, en l'occurence une king road blanche et ce pour trois quart d'heure.
je vous raconte pas le bruit? si je vous raconte... un bruit de machine infernale, que mes oreilles en sont toutes chiffonnées, si fort que toutes les voitures s'écartent quand t'arrives...
la selle, un molleton pour les fesses... une caresse d'amant attentionné... un peu large si je peux formuler une critique, je marchais comme lucky luke en descendant tellement j'avais du mal à recoller mes cuisses l'une contre l'autre.
la route, tu la vois pas tellement t'es occupée à te la péter, et je me la suis pétée si fort que je crois bien que j'ai explosé.
un seul inconvénient. les vibrations monstrueuses à l'arrêt... ce pourrait être désagréable en habitant en ville, il y tellement de feux rouges. je ne sais si je pourrais passer le reste de ma vie au bord de l'orgasme. ou alors popularisons cet engin qui coûte la peau de tous nos culs réunis, que nous en soyons au même stade de béatitude...
par contre au bout de trois quart d'heure, il a fallu la rendre, la moto... ils n'en ont pas fait cadeau, pas filé de chèque non plus... juste rendu la caution...
je crois que je vais faire un caprice!
PUB!!!trop forte la comm chez renault!
maintenant si tu vas chez eux, ils te filent une bagnole et un chèque en plus. c'est pas beau ça? j'ai beau chercher l'arnaque, nulle part on te dit que tu vas t'endetter pour 10 ans, et que peut être même t'auras une belle voiture mais que tu pourras plus payer ton loyer exhorbitant (ça c'est pour faire plaisir au petit gris!) et que tu pourras te la faire saisir ta voiture (à défaut de te faire prendre nu dans la simca 1000), avant qu'elle soit abimée... on te dit juste que dans ta société, plus tu consommes, plus t'as de pognon... j'ai bien essayé moi de consommer plus de whisky, mais que dalle, le pognon fout le camp quand même... mais peut être est-ce parce que je n'achète pas français (vous savez bien, ce whisky écossais de 16 ans d'âge dont j'ai déjà vanté mille fois les vertus...).
j'essaye cet après midi avec le concessionnaire harley... on verra bien s'il me file une bécane et un chèque...
en tout cas, si l'un de vous se pointe avec une renault neuve, je vous jure, je lui colle un pain! à demi mot...je rêve.
d'être juste ou moins que la moitié irraisonnable, irraisonnée de lui,
d'être son grain de folie, son goûter, son dessert, son quart d'heure américain,
mais toi, tu me dis que d'être sa maitresse ce n'est qu'être la confidente absolue, du meilleur et du pire et que ça, c'est bien plus que la moitié...
alors je ne sais plus.
née nette...elle me crèvera les yeux ou elle me fera mourir de rire......
à midi, après le repas, pour réparer les dégats de ce monstre femelle qui mange avec les doigts...
"nénette, vous me donnez votre main!" (pour la nettoyer, cela s'entend)
et elle de répondre "mais je ne peux pas, je suis mariée et j'ai deux enfants!".
des fois je l'aime. rencontre du troisième type...j'ai aimé faire cette ballade à moto et quelle moto! quelle ballade aussi... je regrette juste que le pont neuf, de rouge éclairé, n'ait jamais voulu changer de couleur.
quand je vous ai raconté, un peu pour vous faire rire, je l'avoue, que le chien péteur (c'est comme ça qu'on prononce peter en allemand) mourait sans vergogne quand il voulait un truc à manger, vous ne m'avez pas crue...
il fallut que vous ayiez envie d'assister à sa promenade, un peu parce que vous me trouviez charmante, un peu aussi parce qu'il faisait doux et que nous avions encore à bavarder pour que vous assistiez avec consternation, parce que vous avez eu peur pour lui (putain que ce chien est bon comédien!), à son décès.
je vous entends encore rire depuis.
s'endormir sur un rire... est ce que cela donne des ailes?
s'endormir sur un rire... est ce que ça permet d'oublier? la laideur de certains soirs où je me suis endormie assourdie de violences.
...ce pouvait être un matin maussade, solitaire et triste si le téléphone n'avait sonné découvrant la voix de ma douce pour me réveiller. à qui pourrais-je dire mes chagrins, si j'en avais, oui, à qui pourrais-je dire mes peurs si toutefois j'en avais? j'avais envie de pleurer en raccrochant, tellement elle me manque. le quotidien me dévore avec son lot de fatigues, de désillusions. je ne crois plus en grand chose, ma vision de demain est sérieusement émoussée. je brûle ma vie à ne plus la gagner, perdue la route de l'eldorado alors je me déplace le moins possible, l'essence coûte un oeil dans ce putain de pays, même pour ceux qui se lève tôt et pour me lever tôt, je me lève tôt, alors je ne la vois pas, ma douce!
ce pouvait être un jour maussade, solitaire et triste si le téléphone n'avait sonné, découvrant la voix de simplette pour m'inviter. garden party improvisée, du monde plein partout et des petits gosses métis qui courent et crient, des paniers de fruits, du rosé et de l'eau et des prunes qui nous tombent sur la tête, qu'on ramasse dans l'herbe. je ne suis pas seule au monde, ils le sont aussi, au monde, et c'est bon de le savoir.
ça compense l'absence et les trop longs silences, ça comble les vides de toi, perdu la route de l'eldorado mais y'a des petits chemins que je voudrais emprunter alors demain, même émoussé, je les suivrai. été, été bien arrivé...première fête de la musique à toulouse...
dans les rues déambulées ils étaient nombreux à partager ce qu'ils aiment. dans tous les genres, des rockers aux tout jeunes hip hoppers et autres free stylers, des fous d'heavy métal, des joueurs de musette aux dj déjantés sur le capitole inabordable qui nous a repoussés jusqu'en des endroits plus calmes où tout à coup la foule nous a révélé, après un court moment de pause, la plus grande des batucadas de la ville, énorme et vibrante. la grosse caisse résonne encore dans mon ventre.
il faisait chaud. été, été, anticipé...j'ai commencé ma fête de la musique hier soir. on ne sait jamais, ce qui est pris n'est plus à prendre, imaginez que je croise l'amour de ma vie samedi et qu'il eût envie d'une folle nuit de sexe plutôt que d'aller flâner dans les rues prendre les tonalités et flirter avec quelques accords... en grande personne très bien organisée, j'ai anticipé et je suis allée remplir mes oreilles et mes tripes des vibrations d'emir kusturica et d'autres à la prairie des filtres dans le cadre de rio loco. pour m'asseoir dans l'herbe devant la scène j'aurais du faire la queue pendant deux heures pour avoir un ticket qui donne le droit. pas patiente pour deux euros, j'ai préféré poser mes fesses tendres sur la pelouse gratuite, à l'extérieur du pré (qui a dit que le bonheur est dans le pré quand je peux témoigner du contraire) je n'ai rien vu, mais juste en face de la sono, j'en ai pris plein les esgourdes.
c'était drôle et étonnant cette foule bigarrée, c'était doux le temps qu'il faisait, chaud juste ce qu'il faut pour oter ma veste et apprécier une bière. ça sentait l'herbe et ça riait et dansait partout autour de moi, j'ai aimé me laisser gagner par la quiétude, un instant... je n'ai pas eu l'énergie de me lever mais ça bougeait partout à l'intérieur de ma tête, je faisais bouger mes fesses et mes épaules et mes pieds, dans ma tête. je reconnais que ça manque sérieusement de sexe à piles mais si vous aviez l'idée de me faire un présent, je suis preneuse pour un bébé chatouilleur modèle standard voire plus grand, après tout, il n'y a pas de petit profit...
je profite de l'espace, de la grande page blanche qui est plutôt grise (la page, pas moi, voyons!) pour laisser un message perso à la maison de la presse qui m'envoie le journal toutes les semaines... coline m'a demandé pourquoi nous ne te voyions pas, je n'ai pas su répondre. en digne fille de moi pas vénale, elle a regretté les tickets restos, je lui ai promis de t'en parler.
au revoir, au revoir président... si je vous décrivais une journée en cet endroit... il faudrait commencer par le petit déjeuner que je distribue et par ce foutu bol de blédine qui m'a échappé des mains, explosant sur le sol et éclaboussant ma figure et mon corps penché pour essayer de le rattraper. il m'a fallu faire le service avec ce truc blanc, épais, collant, sur mon visage, dans mes cheveux, jusque dans mes trous de nez et le fond de ma gorge, écoeurée d'avoir eu à absorber une goutte de lait (il s'en est passé des choses dans mon enfance pour que le lait me dégoûte à ce point, putains de traumatismes!), j'avance avec mon chariot de chambre en chambre, expliquant à celle qui me suit partout et qui se fout de ma face saccagée, mes rituels, mes petits mots d'amour du matin, mes bonjours tendres et embrassés, mes caresses... entre chaque repas, dès que j'ai un moment, je m'efforce de rejoindre henri qui s'accroche, le bougre. comme il ne déglutit pas, il ne mange rien, mais il arrive parfois que sa gorge se débloque et je profite alors pour enfourner tout ce que je trouve. je fonce au réfrigérateur et c'est une enfilade de yaourts, de riz au lait, de compléments alimentaires que je lui mets dans la bouche. nous avons décidé de réunir toutes les tables en une seule pour qu'ils soient tous ensemble (ouais, ouais!!!) au moment de manger, assise entre luce et henri, j'ai aussi en face de moi nénette et hélène. nénette est toujours énervée quand il faut manger, elle prend la nourriture avec ses doigts, et essaye de viser sa bouche, atteignant plus souvent son visage, quant à son décolleté, il profite copieusement des excès de cette femelle préhistorique. ce qu'on peut retirer de son soutif... c'est le moment des insultes et elle nous fait étalage de ses grossièretés, elle n'est pas avares de grots mots, nénette, me traitant de salope ou d'andouillette, me menaçant des pires tortures, elle assassine henri en le regardant de ses petits yeux perçants "non mais t'as vu la gueule que t'as?"... quand je viens lui oter sa serviette, elle essaye de me mordre ou de me griffer, me jurant qu'elle crèvera mes yeux ou que je vais mourir (ce dont je ne doute pas). pourtant au moment de la mettre au lit, quand je la soulève et que je la prends contre moi, elle s'accroche à ma taille et essaye d'embrasser mon sein (ou peut être de le mordre, finalement), heureusement qu'il est gros et qu'il tend la blouse, empêchant qu'elle l'attrape. elle a alors une toute petite voix d'enfant qui m'émeut et je lui pardonne tout, je la berce et la couvre, elle ne lache plus ma main. henri non plus ne veut jamais me la rendre, ma main, des fois je l'emmène marcher, dès que nous arrivons sur la terrasse, il saute de son fauteuil et se sauverait en courant ou presque si je n'étais pas vigilante, il tomberait c'est sur, tellement il est frêle. nous regardons par dessus les rambardes les fleurs du jardin, je lui parle des lavandes nettoyées par la pluie et de leur couleur lumineuse dans le rayon de soleil qu'il fait à cet instant. il se penche et je le retiens, j'ai si peur qu'il ait envie de sauter, je le lui dis et je lui promets d'aller en cueillir pour qu'il puisse les sentir. ce que j'ai fait le lendemain... dès que j'ai mis le petit bouquets entre ses doigts, il l'a porté à son nez pour le respirer. je sais bien qu'il comprend tout ce que nous lui disons, je sais aussi qu'il se voit se ratatiner, dégringoler, je suis sure que les larmes qui coulent parfois de ses yeux, sont de vraies larmes de chagrin, pas une conséquence de cette putain de maladie de parkinson qui l'a réduit au silence et à l'isolement. paule parle tout le temps, on ne comprend rien à ce qu'elle dit, elle est toujours de bonne humeur, rit dès qu'elle me voit et me dit souvent que je suis la plus belle de toutes et quand j'arrive, elle annonce à qui veut bien mais ne peut pas l'entendre, "vous voyez, je vous l'avais dit, elle n'est pas morte", ce qui me fait penser, qu'elle doit craindre que nénette mette à exécution ses incessantes menaces... je leur parle football, rugby et politique, je leur parle jardinage, paule trouve que bruel est super canon, je leur chante des chansons. barbara pour noelle, léo ferré pour sybille, piaf pour simone (elle voulait du johnny, mais faut pas pousser mémé!). si je vous parle d'eux, encore une fois, c'est que je vais les quitter. dans deux semaines j'arrête tout. oh, ils voudraient bien me garder, m'ont proposé un beau CDI à 102 heures et 730 euros net par mois. je l'ai refusé. je vous épargnerai la discussion que j'ai eu avec le directeur qui m'a répondu que c'était la loi de proposer aussi peu d'heures (de faire de l'emploi précaire dans un secteur d'activités aux besoins énormes de bonnes volontés)... parce qu'un CDI à 730 euros, c'est de l'emploi précaire pour moi (demandez à mon banquier ce qu'il en pense!). moi je crois surtout qu'à chaque fois qu'il demande un tout petit poste supplémentaire au conseil général, il touche une sub le philanthrope... je m'en fous moi de leurs frais de de fonctionnement et du mobilier qu'on change tous les six mois! je veux manger et payer mon loyer, je voudrais me soigner aussi! Monsieur le directeur, lui il dit, "temps choisi" et je lui réponds "pas celui que j'ai choisi"... c'est vrai, quoi! je ne viens pas là, gagner mon argent de poche! bref! je m'en vais à la fin de ce CDD. alors je les chouchoute. je nous fais un petit balluchon de plein de rires et de musique. j'inscris sur leur bras, leurs joues, leurs mains, mes milliers de tendresses. voilà. sombre...henri est en train de s'éteindre doucement, henri est en train de s'éteindre surement. la lumière déserte ses regards que je traquais. je me sens impuissante et j'ai beau souffler sur ses doigts glacés, j'ai beau frotté mes mains contre ses joues, l'hiver n'est pas terminé, rien ne peut le réchauffer. la lumière s'éteint et avec elle tous mes sourires et mes chants. alors vous me paraissiez dérisoires avec vos peines d'orgueil quand j'ai serré cette brindille d'homme contre mon coeur, au lever de la sieste et quand il a posé sa tête légère sur moi, si fragile de cette vie qui fout le camp. alors vous me paraissez pitoyables avec vos peines d'orgueil, quand il vous reste tant de vie à gâcher.
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